ARK NETWORK reference.ch · populus.ch    
 

  LES DANGERS DU SIONISME 

 Home  | Livre d'Or  | Album-Photo  

 

 

Rubriques

Liens


LE SIONISME CHRETIEN - PARTIE V

Le sionisme chrétien  
 
Darby et le pré-millénarisme chrétien.  
 
Par le Docteur Ali Menjour 
 
“ Les hommes comme Balfour, Churchill, Lloyd George, étaient profondément religieux, ils croyaient en la Bible. Pour eux, le retour du peuple juif en Palestine était une réalité, de sorte que les sionistes représentaient pour eux une grande tradition, pour laquelle ils avaient beaucoup de respect (1) ”.  
 
(Chaïm Weizmann, Premier Président de l’Etat d’Israël)  
 
“ Assis sur le banc de l’Eglise paroissiale de Wittingham, le jeune Balfour entendait la pure doctrine évangélique : “ Les Juifs doivent d’abord retourner à Sion et ensuite viendra le drame final” (2) ”.  
 
(Arthur W. Kac)
 
 
De l’avis des historiens et des politologues, les grandes idéologies politiques, qui ont influencé et influenceront encore les mouvements et les partis politiques, ont été élaborées au cours du 19ème siècle. Ayant succédé au Siècle des Lumières en France et à celui du grand philosophe Kant en Allemagne, ce siècle a donné naissance, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, à une idée devenue fondamentale, celle qui régit les rapports des individus au sein d’une même nation ainsi qu’entre les Etats. Elle consiste à séparer le temporel du spirituel.  
 
Autrement dit, celle qui vise essentiellement la désacralisation de tout type de relations inter-humaines à n’importe quel niveau. De ce fait, on assiste à l’abolition du monopole de la vérité, source de fanatisme et d’intolérance. Et bien sûr de conflits et de drames.  
 
Il est regrettable de constater que cet énorme progrès dans la pensée humaine n’a pas connu le même élan ni la même évolution au sein de tous les pays occidentaux, leaders dans le domaine technologique.  
 
En Angleterre et aux USA, par exemple, où traditionnellement la religion et son impact sur tous les domaines de la vie sont un phénomène loin d’être négligeable, la séparation entre cette dernière et la politique est restée jusqu’à nos jours tributaire du degré de religiosité des décideurs politiques, surtout lorsqu’il s’agit des relations avec le Monde arabo-musulman, et ce malgré la reconnaissance officielle de la laïcité. Ce ne sont pas là des allégations fallacieuses. Le cas du président américain se passe de tout commentaire. D’ailleurs, son rival aux élections présidentielles, John Kerry, a reconnu dans un point de presse daté du 2 août que son programme comporte entre autres l’amélioration des relations avec le Monde musulman. Quant à Tony Blair, Premier ministre britannique, dont les propos sont beaucoup plus subtils que ceux du président américain, puisque n’ayant jamais de connotation religieuse —tels “Croisade” ou encore “Empire du Mal”—, voici ce qu’un grand homme politique européen, Jacques Delors, ancien président de la Commission de Bruxelles, réputé pour son franc parler, lui reconnaît comme principal défaut : “Ses défauts sont de deux ordres : d’une part, il confond trop la politique et la religion ; de l’autre, il aime trop la communication” (3).  
 
Pour de multiples raisons, Jacques Delors ne peut pas —et d’ailleurs, ne doit pas— aller plus loin. Reste que, pour connaître les véritables mobiles de Tony Blair dans sa déter-mination inébranlable dans la guerre contre l’Irak, il faudra attendre des décennies pour que les historiens nous les fassent découvrir, comme ce fut le cas pour Balfour, Lloyd George etc.  
 
Là, on est en droit de nous demander sous quelle emprise étaient de pareils hommes politiques.  
 
Il faut reconnaître que, parallèlement à l’émergence de nouvelles pensées philosophiques et de nouvelles idées humanistes, on assiste souvent à l’apparition, en Angleterre et aux Etats-Unis, pays protestants en majorité, de nouveaux théologiens qui, au nom de la sempiternelle réforme, élaborent de nouveaux dogmes et définissent pour la énième fois ce qu’ils considèrent comme le Bien et le Mal.  
 
La théologie de la Réforme, amorcée depuis les Puritains (Réalités n°973) jusqu’à nos jours aurait pu ne pas attirer notre attention, compte tenu du respect que chacun doit à la croyance d’autrui. Mais du moment que, depuis deux siècles, son retentissement politique ne cesse de se faire entendre et que l’évangélisation de la politique extérieure de l’Angleterre et des Etats-Unis ne cesse de se confirmer, surtout à l’encontre du Monde arabo-musulman, la non-dénonciation et la non-“démasquation” de cette pensée religieuse demeurent une complicité dans tout le drame que vit l’humanité du fait des conséquences de cette pensée.  
 
Commençons par la découvrir.  
 
Le Millénarisme chrétien 
 
Nous avons écrit dans nos articles précédents que l’intérêt de beaucoup de Chrétiens pour la destinée des Juifs n’est pas nouveau puisque ses origines remontent à l’Angleterre puritaine du 17ème siècle, quand la Bible fut accessible au peuple dans sa langue. Une interprétation littérale a donné naissance au “Restaurationnisme”, pensée religieuse incitant les Chrétiens à la restauration des Juifs en Palestine comme prélude à la venue du Messie. Depuis, cette pensée religieuse est devenue une part de l’héritage protestant anglais, responsable dans une large mesure du grand intérêt manifesté par les Britanniques du début du 20ème siècle pour l’installation des Juifs en Palestine et la création de l’Etat d’Israël.  
 
En s’inspirant des prophéties bibliques de l’Ancien Testament et essentiellement du livre de Daniel, on peut dire que le “Millénarisme” ou “Millenium” est antérieur au Christianisme. Il est dit dans le verset 4 du Psaume LXXXIX : “Mille ans devant tes yeux sont comme le jour d’hier qui a passé”(4).  
 
En plus de cette origine, la source au Millénarisme chrétien est l’apocalypse de Saint Jean, dernier livre canonique du Nouveau Testament ; on y lit : “Puis je vis des trônes sur lesquels ils s’assirent, et on leur remit le jugement ; et aussi les âmes de ceux qui furent décapités pour le témoignage de Jésus et la parole de Dieu, et tous ceux qui refusèrent d’adorer la Bête et son image, de se faire marquer sur le front ou sur la main ; ils reprirent vie et régnèrent avec le Christ mille années. C’est la première résurrection. Les autres morts ne purent reprendre vie avant l’achèvement des mille années. Heureux et saint celui qui participe à la première résurrection. La seconde mort n’a point pouvoir sur eux, mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ avec qui ils régneront mille années” (5).  
 
Selon le même texte, Jésus-Christ régnera pendant ces mille ans avec 144.000 saints choisis parmi les douze Tribus d’Israël.  
 
Cette notion de Millénarisme, très vivace dans le Christianisme dès les premiers siècles, était professée par de grands évèques tels Irénée de Lyon ou Meliton de Sardes.  
 
Au début du IIIème siècle, elle a touché des Chrétiens africains. Ce n’est qu’au IVème siècle qu’un courant anti-millénariste a commencé à se dessiner au sein du Monde chrétien. Il fut d’abord inspiré par le discrédit d’une conception trop terrestre et matérielle d’un idéal chrétien connu pour son fervent penchant spiritualiste. Historiquement, ce fut Saint Origène qui, dès le 3ème siècle, transplanta le Millenium de la société terrestre à l’âme individuelle. Vint ensuite l’Evêque de Carthage, Saint Augustin qui, dans sa “Cité de Dieu”, interpréta le Millenium comme une allégorie spirituelle. Ce fut une rupture totale avec une théologie de type judéo-chrétien. Fidèle à Saint Paul, qui a considéré qu’avec Jésus, Dieu a établi une nouvelle alliance avec l’Eglise, Saint Augustin a corrigé la pensée théologique chrétienne concer-nant l’eschatologie en interprétant le royaume de mille ans décrit dans l’Apocalypse comme désignant “le temps de l’Eglise” privilégiant l’eschatologie individuelle, c’est-à-dire le jugement particulier de chaque homme après la mort. Le poids de son autorité religieuse fut une arme essentielle contre les millénaristes et leur lecture littérale des textes sacrés au point qu’en 431, le Concile d’Ephèse condamna la conception littérale du Millenium. Désormais l’église ne cesse d’insister sur le Millenium céleste, celui qu’on appelle Parousie.  
 
Le pré-millénarisme 
 
La conception d’un Royaume terrestre de Jésus est restée en veilleuse jusqu’au XIIIème siècle.  
 
En effet, c’est l’abbé calabrais Joachim de Flore qui, dans son “Exposition sur l’Apocalypse”, élabora une nouvelle théologie basée sur le Millénarisme d’avant Saint Augustin. Considérant le Millenium au troisième âge comme étant l’âge de l’Esprit —le premier âge est, selon sa doctrine, l’âge du père, celui de l’Ancien Testament et le second l’âge du fils, celui du Nouveau Testament—, Joachim de Flore était persuadé que le Millenium arrivera après 42 générations. Du moment que d’après ses estimations une génération équivaut à 30 ans, le début du Millenium sera au bout de 1.260 ans (42 x 30). C’est ce même chiffre qu’évoquera après 500 ans le révérend William Hechler, chapelain de l’ambassade britannique à Vienne, en recevant pour la première fois Theodor Herzl (Réalités N°970/971). Joachim de Flore croyait qu’après ce nombre d’années se terminant par une période de calamités et de catastrophes, viendra le Christ et commencera le Millenium. De pareilles idées ne plaisent guère à l’Eglise de Rome, puisque les millénaristes considèrent qu’elle est vouée à disparaître et à être remplacée par une “Eglise spirituelle”.  
 
Après que les Chrétiens eurent passé l’année 1260 sans peine, les conceptions de Joachim furent reprises par son disciple Jean Olivi (dit Olien) dans sa “Lectura Super Apocalypsim”. Les idées joachimites sont restées celles des Chrétiens persécutés dont le seul désir est l’attente d’un Messie sauveur. Celles, par exemple, de Thomas Münzer, qui s’est séparé de Luther pour rejoindre les paysans allemands révoltés. Il leur rédigea la Charte de 1525.  
 
Engels dira de lui plus tard qu’il est le “Prophète de la Révolution”. Il est à noter que les réformateurs du XVIème siècle, Luther et Calvin, furent hostiles à l’idée du Millenium et que la Confession d’Augsbourg la qualifiait de judaïque, puisqu’elle ne considère d’alliance divine qu’avec les Chrétiens.  
 
L’accomplissement des prophéties bibliques, et notamment celles qui prédisent le rassemblement des Juifs en Palestine comme condition nécessaire à l’avènement du Royaume de Jésus, n’ont commencé à jouer un rôle politique qu’avec la Révolution de Cromwell. Elles furent introduites au milieu du XVIIème siècle en Amérique par les Puritains.  
 
Darby et le pré-millénarisme dispensationnaliste  
 
Nous avons précédemment dit que le XIXème siècle était celui des grandes idéologies politiques basées sur le principe de la séparation entre le religieux et le politique. Le temporel et le spirituel. Comme nous allons le démontrer, il fallait ajouter à ce sujet que pour l’Angleterre et les Etats-Unis c’était aussi le siècle du “Renouveau évangélique” et de la floraison d’une multitude de sectes d’essence judéo-chrétienne.  
 
Comme pour cacher un certain anachronisme dans la pensée occidentale, les historiens parlent peu de ce renouveau évangélique dont les conséquences ont, pourtant, laissé des traces indélébiles au sein de la société américaine et anglaise ainsi que dans les rapports de ces deux puissances avec le reste du monde, particulièrement le Monde arabo-musulman.  
 
L’innovation religieuse la plus remarquable est celle de John Nelson Darby (1800 – 1882).  
 
Né avec le siècle, ce clergyman irlandais se mit dès l’âge de trente ans à la tête du mouvement “Plymouth Brethern”, à une époque où les idées millénaristes étaient légion.  
 
A propos du Millenium, Darby élabora une conception où les notions de “pré-millénarisme” et de “post-millénarisme” s’opposent. En effet, si les post-millénaristes croient que le Royaume du Christ viendra grâce au progrès spirituel et moral de l’humanité, les pré-millénaristes —dont Darby et ses disciples font partie— sont convaincus que la société ne peut pas s’améliorer d’elle-même par l’effort humain. D’où leur certitude de l’imminence du Jugement dernier. De ce postulat, Darby présente une nouvelle conception du monde en divisant le temps en ce qu’il appelle sept “ Dispensations ”:  
 
- Première : celle de l’innocence, avant l’expulsion d’Adam et d’Eve du paradis ;  
 
- Deuxième : celle de la conscience, jusqu’au déluge ;  
 
- Troisième : celle du gouvernement de l’Homme par l’Homme, jusqu’à la dispersion des bâtisseurs de la Tour de Babel ;  
 
- Quatrième : celle de la promesse, depuis Abraham ;  
 
- Cinquième : celle de la loi, depuis l’Exode et les Dix commandements ;  
 
- Sixième : celle de la Grâce, le temps présent, le temps de l’Eglise. Là, il rejoint Joachim de Flore ;  
 
- Septième : celle du Royaume millénaire qui se terminera par la révolte du Gog et Magog.  
 
Qu’est-ce que les “ Dispensations ” préconisées par Darby ? En interprétant les prophéties majeures, le clergyman irlandais leur a donné une dimension prémonitoire. Ainsi, il a identifié l’histoire à certaines périodes qu’il a qualifiées par “ Dispensations ”. Ces périodes, d’après Darby, servent à montrer aux croyants la manière dont ils devraient se comporter.  
 
Darby, un des Pères du Sionisme chrétien 
 
Le dispensationnisme, ou conception prémonitoire du temps, vise à découvrir les secrets du Millenium, ou Royaume de Dieu avant son apparition. L’élément nouveau évoqué par Darby au cours du Millenium, c’est “l’Extase” ou “l’enlèvement de l’Eglise”. Il consiste dans l’enlèvement vers les cieux des Chrétiens authentiques, re-nés avant le second Avènement de Jésus, tandis que le reste du monde devra affronter sept ans de tribulations qui précèderont le royaume de Dieu sur Terre. Parmi les nombreux évènements qui auront lieu en ces années-là de Tribulation, l’Anti-Christ profanera le Temple de Jérusalem. Acte qui suggère implicitement que le Temple lui-même aura été reconstruit avant que les derniers Temps et le Second Avènement ne puissent advenir.  
 
Comme le souligne Donald Wagner, professeur de théologie et d’études moyen-orientalistes à la North Park University de Chicago, “ En mettant l’accent sur l’Avènement de l’anti-Christ, la bataille de l’Armageddon et le rôle central qui aurait à jouer un Etat-nation d’Israël nouvelle manière dans ces jours ultimes de l’Apocalypse ” (8).  
 
Darby est incontestablement l’un des pères du sionisme chrétien. Sinon le principal évangéliste australien. Lorsqu’en 1969, Dennis Michael Ronan a mis le feu à la mosquée d’Al Aqsa, c’était dans le but d’exécuter d’après lui une injonction religieuse, un principe religieux faisant partie d’un ensemble d’évènements décris depuis 120 ans par Darby et préludant à la venue du Messie.  
 
Darby, la Bible de Scofield et la politique américaine actuelle  
 
Depuis Darby, l’accomplissement des signes prophétiques est devenu la tâche principale de l’exégèse chrétienne dans beaucoup de milieux protestants. Essentiellement aux Etats-Unis. De même, les idées de Darby sont devenues le trait dominant dans la catachèse de beaucoup de grands prédicateurs. Parmi un certain nombre d’entre eux, ce fut Cyrus Scofield, le prédicateur de Philadelphie qui a le plus travaillé sur la pensée religieuse de Darby et l’a divulguée. En effet, de l’application de l’eschatologie de ce dernier – les principes du “ The Premillenial dispensationalim ” à la Bible, il résulte des travaux de Scofield une surimpression des nuances millénaristes dispensationnistes du texte biblique. D’où la création d’une nouvelle Bible appelée “ La Bible Scofield ”. Grâce au soutien des grands évangélistes de l’époque —Dwight Moody, Billy Sunday et le presbytérien James Brooks— la “ Bible Scofield ” a pu avoir ses titres de noblesse. Elle a été publiée pour la première fois en 1909 par l’Oxford University Press. Dans l’introduction de cette Bible, le traducteur attire l’attention sur le grave problème que représente “ la falsification de la Bible de Saint-Jacques (8), version antérieure aux manipulations des Darbystes. Comme le souligne Donald Wagner, “ Les meneurs d’hommes, aux USA, les prélats, les collèges, instituts et séminaires bibliques utilisant tous la Bible Scofield, cet ouvrage devint l’agent de transmission le plus significatif du dispensationnalisme prémillénariste, ouvrant la voie au sionisme chrétien (9). C’est la Bible qu’on étudie aux USA et sur laquelle le président américain prête serment.  
 
Pour conclure, on peut dire que le sionisme chrétien qui, dès le 17ème siècle, s’est appuyé sur les principes du millénarisme (dans sa lecture littérale de la Bible) et du Restaura- tionnisme (restauration des Juifs en Palestine comme prélude à la venue du Messie), a vu une troisième conception religieuse s’ajoutant aux précédentes au 19ème siècle qu’est le dispensationnalisme –vision promonitoire des Evènements– dans le but de créer le plus de troubles dans le monde afin de justifier le soutien à l’installation des Juifs en Palestine de la part des adeptes de cette théologie, les fondamentalistes chrétiens de tout bord…  
 
(à suivre) 
 
 
 
Références bibliographiques  
 
1) Chaïm Weizmann, “Trial and Error”. The Jewwish publication Society of America, Philadelphia 1945 (p 157).  
 
2) Arthur W. Kac, “The Death and Ressurection of Israel”. Baker Book House, Grand Rapido, Michigan 1969 (p 84).  
 
3) Jeune Afrique l’Intelligent. N°2262 du 16-22 mai 2004, “La grande interview de Jacques Delors” (p 37).  
 
4) Encyclopedia Universalis – “Théorie du christianisme”, Ed. Albin Michel (p 677).  
 
5) Même réf. que la précédente.  
 
6) “Le Millenium et le sionisme chrétien”, Martin Janecek, étude parue dans “ Sens ” janvier 2001.  
 
7) Commentary Magazine, avril 2001, Recension de l’ouvrage de Gershon Gorenberg par Daniel Pipes, traduction française par Menahem Macina.  
 
8) “Les sionistes chrétiens, Israël et le Second Avènement du Christ”-Donald Wagner (Internet).  
 
9) Même réf. que la précédente.  
 
Suite : Partie VI Lien vers http://sionisme.populus.ch/rub/7> 
 
Sources :

(c) LES CHEVALIERS DU GRAAL - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 9.11.2004
- Déjà 11085 visites sur ce site!